Publié dans Billet d'humeur, Bla Bla

Billet d’humeur, mais quelle corvée ! 

Bonjour à vous,

Amis travailleurs, parlons aujourd’hui d’un sujet sensible, pour nous qui courons toujours après le temps, j’ai nommée: la corvée de course!

Et oui, rien que d’y penser, on sent un frisson nous parcourir l’échine, notre sang se glacer instantanément et une boule nous serrer le ventre. Si l’on ne veut pas mourir de faim ou encore pouvoir se laver, il faut bien se ravitailler à un moment ou un autre.

Et c’est là que ça se corse. Nous sommes tous différents dans notre manière d’appréhender la chose, mais généralement, c’est souvent le soir après le travail ou le week-end que l’on s’y colle.

Aller c’est parti, petit tour d’horizon de ce que nous allons subir afin de remplir notre musette.

Tout d’abord, la liste! Je ne vais jamais faire mes courses sans liste car c’est le meilleur moyen d’exploser mon budget. En femme ultra organisée que je suis (et oui), je fais mes menus à l’avance. Cela me permet de vider mes placards en cuisinant avec ce que j’ai déjà et de n’acheter que ce qui est nécessaire à la confection des différents plats. J’évite ainsi l’achat compulsif de denrées qui termineront à la poubelle car on ne sait plus quoi en faire arrivé à la maison. Pour rappel, tenir mon buget (et le maîtriser) est une de mes trois résolutions pour 2017.

L’autre avantage du menu, c’est que les enfants savent parfaitement ce qui les attend le soir. Et c’est pas la peine de ronchonner pour avoir des pâtes si ce n’est pas prévu!  Non mais!

Bien, la liste est prête, on sait ce que l’on va manger, il n’y a plus qu’à décider du meilleur moment pour y aller. J’ai choisi d’être joueuse et d’y aller… un samedi après-midi !  Et ouais, même pas peur.

Je vous passe les détails du trajet et de la lutte acharnée pour se garer mais me voilà dans le magasin avec mon caddie et ma liste, entourée d’une multitude de personnes qui ont visiblement tous eu la même idée que moi. C’est généralement après avoir perdu son chariot 3 ou 4 fois et été bousculé pour la énième fois que l’on craque. Énervement, pensées négatives nous envahissent et le prochain qui la ramène on le cogne !

C’est là, maintenant, qu’il faut vous ressaisir sous peine de trucider l’enfant qui a bien voulu vous accompagner ou le conjoint compatissant qui vous répète que non, il n’achetera la barquette de poulet en promo que vous reluquez.

Ouvrez vos chakras et observez autour de vous. Ce que vous aller voir ou entendre va vous faire rire, ou bondir….

La dernière fois, j’ai vu deux petites mamies critiquer une mère de famille qui achetait des îles flottantes toutes prêtes au rayon boulangerie. Bah oui, à leur époque, elles cuisinaient tout elles mêmes. En écoutant la conversation tout en prenant avec entrain un paquet de pain de mie (croque monsieur en prévision), ces charmantes dames expliquaient qu’elles passaient leurs journées aux fourneaux et que toute la famille en était bien contente…. avant. Oui, certe, mais visiblement, la maman aux îles flottantes toutes prêtes ne peut pas passer son temps à cuisiner, elle a un métier et contribue ainsi au bien être de sa famille. Les générations changent, mais nos petites mamies n’en n’ont visiblement pas encore pris conscience…..

Viennent ensuite les retraités. Vaste débat du « mais pourquoi ces gens qui ne font rien de la semaine ont choisi le samedi après-midi pour faire leurs courses »? Et en plus, on les entend râler parce qu’il y a trop de monde! Alors ok, une partie d’entre eux est vraiment casse pied. Mais, quand y regarde de plus près, un autre groupe profite du week-end des enfants ou des petits enfants pour être accompagnés. Ils n’ont pas de moyen de locomotion et se retrouvent confrontés à la foule sans vraiment l’avoir choisi. D’autres encore sont seuls. Vraiment seuls. Sortir le samedi leur permet de voir du monde, même si les conditions ne sont pas les meilleures. Difficile d’attraper une boîte trop haute? Il suffit de demander à quelqu’un. Les genoux douloureux empêchent de se baisser pour saisir un paquet de pâtes ? L’enfant, le notre, que nous étions prêt à trucider l’instant d’avant se transforme en chevalier servant pour cette personne en difficulté qui n’arrive pas à accomplir un geste si banal pour nous. Bon, si c’est pour prendre le dernier paquet et qu’il nous faut absolument le produit, j’autorise le tacle et la prise de kung fu.

Quelques temps plus tard, ça y est, enfin, vous avez terminé et votre chariot déborde de victuailles en tout genre. Plus qu’une dernière formalité et vous pourrez quitter les lieux : passer en caisse. Pour vous aider, la ligne de caisse, un samedi après-midi, c’est l’endroit où est agglutinée plus de la moitié des personnes présentes dans le magasin. Je ne sais pas si cela est scientifiquement prouvé ou démontré, mais c’est toujours l’effet que cela me fait. Les caisses sont inaccessibles, l’allée bloquée par les chariots mais, Haut les coeurs !  On va y arriver ! Sachez que quelle que soit la file que vous choisirez, c’est toujours celle d’à côté qui avancera le plus vite. Alors ne prenez pas un air désespéré, de toute façon, vous passerez autant de temps à attendre en caisse que vous venez d’en mettre à faire vos courses.

Et malgré cela, si vous regardez avec attention, vous verrez une personne seule au milieu de la foule, l’hôtesse de caisse, vulgairement appelée caissière ou encore « la pas rapide » par les plus impatients. Soyez compatissant, cette personne n’a pas demandé à être là aujourd’hui pour vous retarder, mais pour travailler! Et oui, l’hôtesse de caisse a elle aussi besoin d’argent pour gagner sa vie. C’est une personne, tout comme nous. Alors n’oubliez pas d’être sympa!

J’en profite pour vous conseiller au passage l’excellent livre d’Anna Sam, les Tribulations d’une Caissière.

Après avoir attendu des heures avant d’accéder enfin au tapis de la caisse et posé en équilibre instable tous vos articles dessus, vient le moment libérateur : on passe de l’autre côté de la ligne de caisse! L’hôtesse, ravie que vous lui ayez dit bonjour, va alors tenter de battre le record du monde du nombres d’articles scannés à la minute. Gare à la réception! Une fois vos paquets jetés dans le chariot, ne reste plus qu’à payer. C’est alors sous le regard courroucé des autres clients que vous allez chercher votre carte de fidélité, perdue au fond de votre sac.

Après quelques secondes d’angoisse, tout rentre enfin dans l’ordre et vous voilà victorieusement sorti du magasin, votre caddie plein et votre porte monnaie beaucoup moins plein quant à lui… Fatigué de ces heures passées en magasin, vous jetez vos courses dans le coffre de votre voiture pour vous précipiter chez vous. Attention à ne pas oublier votre enfant ou votre conjoint sur le parking ! Cela vous obligerai à revenir!

Vous voilà donc rentré chez vous avec la lourde tâche de tout ranger de votre frigo, dans le congélateur ou les placards. Mais, hélas, pas le temps de se détendre. Et oui, les courses un samedi après-midi, ça vous mange souvent TOUT votre après-midi ! Il est déjà temps de vous référer à votre menu et de vous mettre aux fourneaux.

Comment vous dites? Le drive? Quelle blague, Monsieur n’aime pas……

Et vous? Comment faites vous vos courses et quelle organisation adoptez vous?

Bonne journée et bon courage, c’est samedi aujourd’hui !

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